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Analyses pratiques du droit du travail, pour les salariés comme pour les employeurs. Chaque article examine ce qui se joue dans le dossier : délais, formulations, calculs, leviers, et ce qui se vérifie pièce par pièce, plutôt que l’exposé théorique.

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Pour les salariés

Avant toute décision touchant à votre contrat de travail, ce qui se vérifie pièce par pièce dans le dossier.

Derniers articles publiés

Licenciement

Transaction après un licenciement ce qu’il faut vérifier avant de signer

Après un licenciement, l’employeur propose parfois une transaction : il verse une somme, et le salarié renonce à contester la rupture devant le conseil de prud’hommes. Le document peut paraître anodin mais une fois signé, il est presque impossible de revenir dessus. La date de signature conditionne la validité de l’accord, l’étendue de la renonciation est souvent plus large que le salarié ne l’imagine et le montant réellement perçu dépend de l’impôt, des cotisations et du report des allocations chômage. Autant de vérifications à faire avant d’apposer son paraphe.

Juin 2026 19 min de lecture
Contrat de travail

Résiliation judiciaire : faire rompre le contrat sans quitter son poste

Lorsqu’un employeur manque gravement à ses obligations, le salarié dispose d’un levier méconnu : saisir le conseil de prud’hommes pour qu’il prononce la rupture du contrat de travail aux torts de l’employeur, tout en restant en poste pendant la procédure. Si la demande aboutit, la rupture produit les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse, parfois d’un licenciement nul. Si elle est écartée, le contrat se poursuit. Aucun délai impératif tant que le contrat est en cours : l’action peut être engagée même sur des faits anciens, sous réserve qu’ils empêchent la poursuite de la relation contractuelle.

Juin 2026 24 min de lecture
Licenciement

Licenciement pour inaptitude : 15 jours pour l’avis, 12 mois pour le reste

L’avis d’inaptitude n’est pas une décision irrévocable. Deux délais structurent la suite : quinze jours pour contester l’avis du médecin du travail, douze mois pour contester le licenciement. Mais l’avis médical règle un seul point : votre aptitude au poste. Le droit applicable à la rupture reste entier. La décision du médecin n’a tranché qu’un volet mais l’origine de l’inaptitude, la régularité de la procédure, l’exactitude du calcul des indemnités ou l’éventuel manquement de l’employeur en amont méritent parfois d’être discutés.

Juin 2026 26 min de lecture
Contrat de travail

Prise d’acte aux torts de l’employeur : conditions, dossier, attente du jugement

La prise d’acte permet au salarié de rompre lui-même son contrat de travail sur-le-champ, en imputant la rupture à des manquements graves de l’employeur. Le contrat cesse dès la réception de la lettre. Aucun préavis n’est dû par le salarié, aucun retour en arrière n’est possible. Le conseil de prud’hommes tranche ensuite : si les griefs sont jugés suffisamment graves, la rupture produit les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse, voire d’un licenciement nul ; sinon, elle est requalifiée en démission, sans indemnité ni allocation chômage immédiate. Délai pour saisir : douze mois à compter de la rupture.

Juin 2026 24 min de lecture